On a fait ça avec un copain au théâtre, je vous le poste :
On vous révèle le grand complot des chaussures de Cendrillon, donc respect. Hein. Bon.
Bonjour. Le 12 mai 1969, Germaine Pichon rentre chez elle.
(Dégage Pierre c'est Raf et moi, là...)
Oh pardon...
(on t'en veut pas.)
Mais c'est parce que depuis que j'ai plus de travail...
(ta gueule)
ok.
Désolée pour cette interruption dépendante de notre volonté. Telles que vous nous lisez je nous présente : Raf et Ana (Ana c'est celle qui écrit alors en cas de faute adressez vous à Pierre Bellemare). Hier nous avons eu une édifiante conversation et au terme du dialogue susnommé nous avons décidé en notre âme et conscience (respirez) de vous révéler la vérité à propos de Cendrillon et de ses chaussures en verre.
CAR! (et c'est là que les bas blessent (bas, chaussette, chaussure, vous suivez?)), contrairement à ce que la majorité de la population non-cultivée croit (cf BB, Bonnie Tyler et Arielle Dombasle), ce n'étaient PAS des CHAUSSURES de VERRE, mais des PANTOUFLES de VAIR.
AH AH.
C'est à dire de fourrure d'écureuil, pour ceux qui n'auraient pas fait taxidermie deuxième langue.
Alors tout de suite sortez mouchoirs résonnez trompettes, c'est quand même VACHEMENT moins romantique que le coup des pompes en cristal.
Mais réfléchissons un instant, nous, vous et ceux qui en sont capables (Bonnie, Brigitte et Arielle vous pouvez aller jouer dans le sable deux minutes. Lâche les crustacés, Brigitte, bordel.)... Réfléchissons, donc. Didiou. Vous vous voyez, vous, mesdames, vous taper une soirée de bal avec des pompes qui vous explosent à la gueule pour peu qu'il y ait une latte de travers ? Des pompes qui vous interdisent TOTALEMENT de plier le pied sans risquer l'hémorragie? Vous vous imaginez en train d'essayer de danser avec le prince de vos rêves alors que vous avez la souplesse d'une carafe? NON. Pourquoi? Ben parce que c'est pas possible, tiens. Et je parle même pas des parpaings devant ce putain de pont-levis.
Non, sérieusement, les filles... moi je sais pas, je mets jamais de pompes à talons. Mais rien que pour les enfiler ça doit être galère. Alors imaginez la nana qui sort de récurer sa cheminée, qui est obligée de se taper le trajet jusqu'au palais dans un carosse qui pue la citrouille et avec des chevaux qui bouffent du fromage. Imaginez, hein. Mais bon, mettons qu'elle arrive à les enfiler (je suppose que Cendrillon était vachement plus menue que moi et chaussait pas du 40...). Tiens d'ailleurs pendant que j'y pense elle a même pas eu à les enfiler cette pétasse vu que marraine-la-bonne-fée les lui a fait apparaître aux panards. Bref. Vous imaginez l'épreuve psychologique de malade que c'est de se relever en priant qui que ce soit pour pas que les pompes pètent sous son poids? Oui je sais, Cendrillon, légereté, grâce, tout ça, mais bon même la plus jolie et gracieuse des filles a le poids de ses bas morceaux (merci cocotte).
Donc déjà nous sommes face à une grosse incompatibilité pratique que l'on balance dans la gueule de Walt Disney. NA.
Passons donc à la vérité historique. Ou en tous cas... non, historique. Déjà, ce n'étaient pas des CHAUSSURES (ce qui est quand même assez glamour, talon, érotisme, tout ça), mais des PANTOUFLES (ce qui est pas du tout glamour, Germaine, charentaises, pas de talons, tout ça...). Pan dans les dents du romantisme, Cendrillon avait acheté ses pompes chez Scholl (pour les incultes qui ne savent pas ce que c'est Scholl, c'est comme Damart, mais pour les pompes. C'est-à-dire que c'est gracieux, élégant, fleuri et bon pour les pieds. Non Brigitte c'est pas de toi que je parle, mais c'est bien de réagir à "pied".). Bref. Donc Cendrillon (ou plutôt Marraine LBF) était abonnée à Damart et Scholl (l'un ne va pas sans l'autre, c'est un peu comme Black et Decker).
Ensuite, la fourrure. D'accord, la fourrure, c'est glamour (Pendant que je parle de fourrure Raf retient Brigitte, ça l'énerve...). Surtout celle de bébé phoque (c'était juste pour l'embêter mais là elle menace de faire pipi par terre et de se rouler dedans alors j'arrête). Donc fourrure, glamour. Mais de la fourrure aux pieds, ça vous a un côté esquimau que les frères Grimm avaient sans doute pas prévu. Surtout sur des pantoufles. Nous (= Raf et moi, faut suivre), on s'imagine bien les pantoufles avec les petites têtes d'écureuils sur le devant. Bon mettons que ce soit ça. De toutes façons là vous êtes soit sur le blog de Raf soit sur le mien et c'est nous qu'on commande. Je sais pas pour vous, mais moi une souillon qui se ramène avec une robe de bal tricotée à la va-vite par une vieille peau (qui découpe ses patrons dans modes et travaux) et des pompes en moumoute d'écureuil aux pieds, et ben ça me séduit autant qu'Arielle à poil... (RHABILLE TOI TOUT DE SUITE...). Enfin on peut aimer les poupées gonflables (cf Arielle et Bonnie, trop gonflée...). Ou les mannequins de chez Damart.
De là à déduire que la mode à l'époque de Cendrillon c'était les pantoufles et les robes de chambre, il n'y a qu'un pas que nous franchissons avec l'allégresse d'un Bambi poursuivi par un feu de forêt.
Pov'Bambi. D'ailleurs pour la petite histoire saviez-vous, cherzamis, que Cendrillon n'était qu'un surnom? (oui, forcément ses parents ne l'avaient pas regardé en se disant "tiens elle va être bonniche toute sa vie, autant lui donner un prénom qui colle".) En vérité elle s'appelait Huguette. Voilà. On comprend mieux pourquoi son père n'a pas râlé plus que ça quand la marâtre lui a filé son surnom, à tout prendre c'était pas pire.
Sinon (à moins que cette note ne soit trop longue, auquel cas Raf va me rappeler à l'ordre), je peux vous parler trente secondes de ce qu'il advint aux souris que MLBF avait transformées en chevaux.
Je peux?
On me fait signe que oui. Ben elles sont mortes de façon particulièrement atroce. Négligeant avec la facilité qu'a une blonde à négliger certaines choses comme l'intelligence, négligeant donc le changement de taille que les souris avaient subi et allaient resubir à minuit, cette connasse d'Huguette leur a filé des carottes. D'où:
Carottes avalées tout rond + changement de taille inverse=implosion.
Quant à la citrouille, elle vit maintenant à Halloween Town où elle coule des jours heureux, mais je m'égare.
Huguette, malgré son look, a épousé le Prince (Roberto). Faut dire qu'elle était plutôt bien gaulée. Ceci dit après les nombreux accouchements que le "eurent beaucoup d'enfants" à la fin du conte imposait, à la fin, elle ressemblait plus à une outre qu'à une carafe, quoiqu'elle en eut gardé la souplesse.
Je vous laisse maintenant avec les illustrations de Raf, en vous remerciant d'avoir lu jusqu'au bout, je vais ramener Arielle, Brigitte (qui a finalement exécuté sa menace... ah, l'incontinence) et Bonnie dans leurs maisons de retraite respectives. (Arielle a 74 ans, mais j'en parlerai plus tard, clac plouf, merci formol).
A plus.
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Je m'aime et je m'adore [le nec plus ultra, c'est quand même moi]